Mon parcours


 

Henri Steiner,

 

Après avoir obtenu un CFC de serrurier constructeur, je me suis lancé sur l’entretien/montage de pont roulant. J’ai longuement travaillé pour Holcim (19 ans) en commencent comme serrurier et terminé comme contremaître services de maintenance.

J’ai quitté Holcim pour travailler comme employé d’alpage suivi par Styyle à Yverdon ainsi que la Coop à Aclens.

Sur ce parcours j'ai aussi optenu les dipômes d'agent de maintenance et du brevet de dirigeant de maintenance.

 

Lors de mon apprentissage de serrurier-constructeur, nous avions eu des cours de forge. Notre moniteur nous avait dit que c’est trop compliqué pour nous montrer comment souder au feu; Depuis cela m’a toujours éveillé la curiosité.

 

Dans les années 2000, un forgeron de la région a présenté une réalisation d’une lame. La structure du damas m’avais fasciné et c’est ainsi que j’ai commencé à réfléchir sur la faisabilité du damas.

 

Après le travail à l’alpage en 2011, je ne sais pas quelle mouche m’a piqué mais c’était certainement pour relever le défis de souder à la forge.

Donc, j’ai récupéré la forge de mon père et j’ai commencé à faire mes premiers essais de soudure au feu devant mon garage ainsi la toute première lame en acier damas à été réalisée avec un certain succès du débutant.

J’utilisais beaucoup d’acier de récupération tel que des chaînes de transmissions, de tronçonneuse, des limes, des burins, des bandes de ligatures, etc. Avec l’expérience, j’utilise aussi des aciers noble acheté afin d’obtenir une qualité optimale du damas.

 

Les premières conceptions étaient surtout dédiées à des couteaux pliants et à chaque fois paré aux défis techniques avec le très peu d’outillage à disposition. Au fur et à mesure je me suis équipé et fabriqué l’outillage nécessaire à la coutellerie. Mes dernières créations se focalisent plutôt sur le monde de la cuisine.

 

Fin 2014, installation de la forge au moulin bornu à Pompaples. Le montage se fait dans le garage à La Sarraz. En 2016, j’ai pris le statut de raison individuelle.

 

C’est difficile de souder des aciers de récupération et nombreux sont les essais qui passent au rebus.

A l’aide d’internet, je passe énormément de temps sur les sites de coutelier afin de chercher les trucs & astuce de ce monde très fascinant ainsi que celui très complexe de la métallurgie.

 

J’adore me focaliser sur la soudure à la forge ainsi que sur l’étape de la révélation à l’acide car c’est à ce moment que résulte le damas aléatoire.

 

 

Ma vision d’un couteau :

  • Si possible varié avec originalité, des formes, comportements et couleurs différentes. Une confection = défi technique

  • Utilisation au mieux d’acier de récupération ainsi qu’au possible du bois régional ou de matériaux d’époque et des matières de récupération.

  • Il doit être utilisable pour tous les jours, ce n’ai pas un bijoux de luxe à laisser au fond du tiroir

  • Les irrégularités, les petits défauts et les degrés de finitions démontrent que c’est fait par un artisan, chaque pièce reste unique avec ses signes distinctifs